Entre le 4 juin 1783 et le 21 novembre 1783, les frères Etienne et Joseph de Montgolfier ont réussi une performance de “fou”. Concevoir un engin qui puisse voler dans les airs et permettre à un équipage (Jean-François Pilâtre de Rozier et le Marquis François d’Arlandes) de gagner les cieux pour un vol libre. Bien sûr, il y a eu des centaines de personnes qui se sont penchées sur le berceau du “rêve de l’homme” : voler comme un oiseau. Des couturières, des ingénieurs, des techniciens, des artistes, des chimistes, de physiciens. Toute la Cour du roi Louis XVI ainsi que l’Académie des Sciences, mais aussi des personnages comme Voltaire, Benjamin Franklin, ambassadeur des Etats Unis en France.

Il y a eu la recherche d’un format de nacelle, le carburant, la discussion acharnée entre les tenants de l’hydrogène et ceux de l’air chaud (et au départ on croyait que c’était la fumée qui avait ce pouvoir ascensionnel). Un vrai travail collectif de mise au point d’un prototype.

Aujourd’hui pourrait-on faire la même chose avec tous les moyens dont on dispose en matière de nouvelles technologies ? Ce n’est pas sûr. Ce qui est certain c’est la détermination de Pilâtre de Rozier qui a voulu être ce premier homme qui dépasse les tours des cathédrales. Une passion qui le conduira deux ans plus tard à perdre la vie en mettant au point cet engin magique qu’est l’aéromontgolfière (combinaison de l’air chaud et de l’hydrogène et aujourd’hui plus souvent de l’hélium).

Pilâtre de Rozier demeure le pionnier de la conquête aéronautique qui nous permet aujourd’hui d’envisager d’aller sur Mars. C’est ce que nous fêtons aujourd’hui, plus que la première ascension en captif en octobre 1783. Et le Grand Est Mondial Air Ballons® #GEMAB19 en est la continuité.

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Premier vol libre en montgolfière, Pilatre de Rozier et le marquis d’Arlandes, le 21 novembre 1783,  du Bois de Boulogne à Paris, en France, parcourant 9 km en 25 minutes.  ©Rue des Archives/©Edimedia/WHA/Rue des Archives