La vie d’après

La vie d’après

La vie d’après 150 150 Le blog de Philippe Buron-Pilâtre

🇫🇷 La vie d’après 

Lorsqu’il n’y avait pas de pandémie, les seuls soucis d’un instructeur pilote de montgolfière était de faire caler les attentes de l’élève, les impératifs de la météo et la disponibilité de l’instructeur. Bien entendu, il convenait également d’avoir un ballon prêt à voler, un bon véhicule et une équipe dite de retrouving. Bref rien que de l’habituel, la montgolfière étant une école de patience et un sport individuel qui se pratique en équipe. 

Depuis quelques mois il faut rajouter les interdictions de sortir après 19h00, les masques, les gestes barrières, le gel hydroalcoolique, les autorisations les plus diverses. Sans oublier que pour nous Français, depuis le 8 avril 2021, nous avons à appliquer les normes européennes. Cela se traduit pour un instructeur et pour l’élève, par une montagne de paperasses. On appelle cela la traçabilité. Même Kafka, Courteline et bien d’autres seraient effrayés par la progression du pouvoir des bureaucrates qui s’ingénient à compliquer la vie des pauvres citoyens qui croyaient bien faire en appliquant seulement le bon sens et l’expérience. Mais tout va bien, ils ne détruiront pas nos rêves et notre passion. Parce que cela, ils ne peuvent pas encore les classer dans leurs formulaires CERFA.


🇬🇧 Life after 

At the time when there was no pandemic, the only concerns of a balloon instructor were to match the expectations of the student with the weather and the availability of the instructor. Of course you also had to have a balloon ready to fly, a good vehicle and a team of so-called retrievers. In short, nothing but the usual, hot air ballooning being a school of patience and an individual sport that is practiced in a group.

For a few months now, we have to add the curfew from 07:00 p.m., the masks, the social distancing, the hydro-alcoholic gel, the various authorizations. Without forgetting that French balloonists have to apply the European standards from April 8. 2021. This means a mountain of paperwork for both the instructor and the student. We call this traceability. Even Kafka, Courteline and many others would be frightened by the increasing power of the bureaucrats who try to complicate the lives of poor citizens who thought they were doing the right thing by applying only common sense and experience. But it’s all right, they won’t destroy our dreams and our passion. Because they can’t yet classify them in their CERFA forms.