21 novembre 1783 : premier vol humain en montgolfière !

21 novembre 1783 : premier vol humain en montgolfière !

21 novembre 1783 : premier vol humain en montgolfière ! 507 394 Mondial Air Ballons

21 novembre 1783 : premier vol humain en montgolfière !

Voler a toujours été une véritable obsession pour l’Homme. Depuis Icare, bien avant Léonard de Vinci (1452-1519), l’Homme veut s’élever dans les airs. Il faut attendre le 21 novembre 1783 pour atteindre cet objectif. L’ascension doit avoir lieu le 20 novembre, mais le vent et la pluie font remettre au lendemain l’expérience.

Ce matin-là, au château de La Muette, près de Paris, devant les membres de l’Académie des Sciences, une page de l’histoire de l’humanité est écrite. Pilâtre de Rozier, professeur de physique et chimie et son compagnon d’aventure, le marquis François d’Arlandes, s’envolent à bord d’un ballon à air chaud et s’élèvent jusqu’à 960 mètres. Ils deviennent les premiers hommes à s’affranchir des lois de la pesanteur. Pour voler, ils alimentent une chaudière située sous la nacelle, avec de la paille et du bois. Le ballon de 2 400m3 (une enveloppe de soie de 20 mètres de haut et 16 mètres de large) est fabriqué par Etienne et Joseph Montgolfier. Le ballon et sa nacelle pèsent environ 1700 livres (850 kg), soit plus du double de nos ballons modernes. 

L’envol n’est pas chose aisée, bien au contraire. Dans un premier test de mise à l’épreuve, il est décidé de faire décoller la machine pour étudier les poids exacts qu’elle peut porter et voir si tout est convenablement disposé pour l’expérience importante qui va suivre. 

Retenu avec des cordes et poussé par le vent, le ballon ne s’envole pas verticalement. Il se déporte sur l’une des allées du jardin, subit plusieurs déchirures dont une de plus de six pieds (près de 2 mètres) de longueur et s’abat sur la terre. L’aérostat est ramené sur l’estrade et réparé en moins de deux heures.

Avec une météo redevenue clémente, le ballon prend son envol à 13h54. Des tonnerres d’applaudissements saluent l’exploit. Le feu est alimenté uniquement par le marquis d’Arlandes, guidé par Pilâtre qui a cassé sa fourche. Un vent léger pousse le ballon. 

Voici quelques extraits du rapport qui est établi du premier vol. 

Là-haut, Pilâtre ne ménage pas sa peine, pestant contre son compagnon qui n’a pas encore sorti la tête de la galerie. Depuis quelque temps, il lui crie de jeter de la paille sur le feu. Mais sans réponse. 

« Allons donc  Monsieur, nous sommes trop hauts pour avoir peur, prenez donc votre courage et votre fourche en mains, nous descendons », réclame une nouvelle fois Pilâtre. 

Le Marquis, tout de blanc vêtu, lui fait face sans le voir. Il retrouve ses esprits et répond à Pilâtre qu’il est tout à son attention. Néanmoins, il crève de peur. 

Après plusieurs coups de fourches, et plusieurs altercations, les deux hommes survolent la Seine, Conflans, Poissy, Saint-Germain, Saint-Denis, puis Sèvres ! Par dessus l’Ecole Militaire et les Invalides, une secousse se fait sentir. Arlandes paniqué, affirme qu’il faut descendre. 

« Pourquoi donc voulez-vous que nous descendions », rétorque Pilâtre.   

Ce dernier prend son éponge et éteint sans difficulté le feu qui sort de quelques trous. Les cordes principales tiennent bien. Que deux ou trois suspentes n’aient pas résisté, ce n’est pas grand dommage. 

Enfin, ils arrivent sur les tours de Saint-Sulpice, quand un courant leur fait quitter la direction pour les porter vers le sud. Après 26 minutes de vol intensives et dix kilomètres plus loin, leur ballon atterrit paisiblement sur la Butte-aux-Cailles. Une fois le ballon mis à l’abri, Pilâtre et le Marquis d’Arlandes s’enlacent et se congratulent. 

« Nous avons réussi à voler. L’homme peut voler au-dessus des toits. L’air est respirable. Nous sommes les premiers à avoir accompli le rêve d’Icare. Voler, voler comme des oiseaux ! Avez-vous conscience de l’événement que nous venons de vivre ? » 

Le compte-rendu de leur exploit est rédigé pour l’Académie des Sciences par un certain… Benjamin Franklin. 
Rappelons à ce sujet les propos de cet ambassadeur des Etats-Unis en France (qui avait découvert quelques années auparavant le paratonnerre). Sur l’interpellation d’un spectateur dans le public qui se demande à quoi cette invention va bien pouvoir servir, Benjamin Franklin répond « A quoi sert l’enfant qui vient de naître ? » .

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